La cause Kabyle franchit un cap à Israël et met l’Algérie face à une contestation internationale – News
Un nouveau chapitre dans l’histoire politique du peuple Kaby vient de s’ouvrir. Un peu plus d’un mois après la proclamation de l’indépendance de la République fédérale de Kabili lors d’une cérémonie à Paris le 14 décembre 2025, la question Kabille fait une entrée inédite dans un parlement étranger, la KNS israélienne.
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Cette étape marque une progression stratégique dans la quête de reconnaissance internationale du mouvement Kabille, longtemps qu’entonné à une revendication identitaire et politique sans reconnaissance étatique. L’inscription à l’ordre du jour d’une proposition visant à étudier la reconnaissance officielle de l’État Kaby a été initié le 14 janvier 2026 par le député israélien Danny Louise représentant du parti Liou.
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Il a été rejoint à la tribune par plusieurs parlementaires qui ont plaidé la cause devant l’assemblée. La proposition n’est pas seulement symbolique, elle s’accompagne d’un examen des relations que pourraient entretenir Israël avec le futur état Kaby dans le cadre de sa politique étrangère. La diplomatie israélienne elle-même est impliquée dans l’étude du dossier selon Sharen Askel, adjointe au directeur du département Afrique du Nord au ministère israélien des affaires étrangères.
Au cœur du débat parlementaire, plusieurs enjeux ont été soulevés. La situation politique du peuple Kaby son combat pour l’autodétermination ainsi que les implications géopolitiques que représenterait une telle reconnaissance dans la région d’Afrique du Nord. Pour la première fois, l’indépendance Kaby est considérée comme une question politique à part entière dans un cadre institutionnel officiel au-delà des frontières algériennes.
Cette initiative ne manquera pas de provoquer une vive réaction du régime algérien qui considère toute évocation politique de la Kabylie comme une ligne rouge absolue. À Alger où la question est systématiquement traitée sous l’angle sécuritaire et criminalisé, l’inscription du dossier à l’agenda d’un parlement étranger constitue un coût politique majeur.
Elle fragilise le narratif de l’État algérien fondé sur le déni revendication nationale Kabille et expose ses contradictions sur la scène internationale, là où la cause qu’il s’efforce d’étouffer gagne désormais une visibilité institutionnelle inédite. Ce malaise est d’autant plus prononcé que l’Algérie continue de se poser sur la scène internationale en ardente défenseuse des séparatistes au Sahara face au Maroc, tout en refusant aux populations kabiles leur droits à l’autodétermination, exposant ainsi une contradiction structurelle de sa diplomatie.